Parallaxe, le Film


Film court expérimental, durée 11 minutes.


PARALLAXE
Du grec parallaxis « changement ».
Incidence du changement de position de l’observateur par rapport à un objet ou un sujet observé.

PARALLAXE est une première réalisation qui propose un voyage sensoriel et imaginaire à travers l'oeil d'un homme, dans un univers urbain. Un parcours qui focalise le regard sur des gestes anodins, transposés vers d'autres réalités.



Note d’intention 
Un espace intermédiaire. Un lieu transitionnel où se croisent des entités nomades. Dans cet environnement, un homme déambule. Disponible, réceptif aux alentours, il observe, oriente notre regard et révèle des postures, des gestes. [Il n’a plus d’yeux mais le corps entier comme un œil.] Sa subjectivité crée des images mentales: actions, volumes, corps. Environné de signes, de micro - évènements, il imagine d’autres situations, proches de l’absurde. [Une jeune femme, torse nu, poignets ligotés, en short de boxe, rebondit sur un trampoline : Elle essaie d’attraper avec sa bouche des chamalows pendus à des élastiques.] Images vivantes autonomes, picturales, teintées, texturées. La trame sonore est la voix off de l’homme voyant et d'une femme proche. Sur un ton épuré, ils suggèrent un regard, des suspensions, des décalages de points de vue. [C’est un autre temps qui a jaillit dans le monde et qui a fait un trou dedans, un trou noir dans la nature, dans nos habitudes de perception. Une leçon de vide.] L’architecture des passages est reliée aux « tableaux vivants » par des correspondances sonores et des rappels visuels. Le rythme général travaille la lenteur, laisse place à l'expressivité des comédiens. La présence des acteurs est palpable, dans leur aspect organique et mobile : leurs actions mettent le corps à l’épreuve, recherchent la fragilité, loin du rationnel. Bien que subjective, la vision peut offrir un large choix d’interprétations possibles. L'idée est d'impliquer le spectateur-voyant dans une attention aux gestes poétiques.