petit historique

 

Le Marché des Douves se transforme !


Le premier marché sur le site des Capucins se tient le 2 octobre 1749 mais c'est entre 1878 et 1881 que la grande halle du marché des Capucins est élevée, construction qui reste le symbole de la grande époque du marché.
 
 
 
En 1886 les architectes Lacombe et Durand réalisent le marché des Douves -dit mini-Baltard- le long des anciens remparts. Le marché de première main -dit “à l'amiable” - s'y installe pour la vente au détail de divers produits d'alimentation, du lever du soleil à 13 heures.
 
 
Les 70 ans qui s'écoulent alors sont les heures de gloire du quartier et des marchés des Capucins, le “ventre de Bordeaux”.
 
La vie populaire 24h/24, le parler capucinard, le trafic incessant, et surtout, surtout, le goût pour les mélanges entre noctambules et travailleurs matinaux, entre petits producteurs et grossistes, entre natifs du quartier et populations immigrées, intégrées peu à peu...
 
Dès l'après-guerre, les Capucins apparaissent archaïques et irrationnels face aux exigences de modernité, aux problèmes d'hygiène et de stationnement. Le site de Brienne est alors choisi pour implanter le marché de gros, la halle des Capucins est démontée et remplacée en 1963 par le nouveau marché des Capucins à la surface presque doublée.
 
 
A coup d'interdictions, de laisser-aller, de normes d'hygiène, de tracasseries administratives et d'évolution du trafic (camions de plus en plus gros, grandes surfaces de périphéries...) les Capucins perdent peu à peu leur dynamisme et leur attrait.
 
Le marché des Douves, seul vestige style Baltard est abandonné en 1985. En 1996 les Capucins sont cédés à un concessionnaire privé, transformation officielle en un marché de détail. En 2004 le marché des Douves subit le même sort.
 
Dès l'abandon de sa vocation commerciale, en 1985, les associations culturelles du quartier Capucins / Sainte Croix / Saint Michel, lorgnent en direction du Marché des Douves, qui constitue potentiellement la salle de spectacles et d'activités qui manque au quartier. Mais la cession des marchés à un concessionnaire privé bloque les projets, la Halle reste en déshérence. Il faut attendre 2007, après 4 ans de pression des associations, pour qu'elle retrouve sa tutelle publique.
 


Le 28 juin 2007, sollicitées par la Mairie, une vingtaine d'associations se réunissent pour exprimer leur vision et leurs idées sur le Marché des Douves affecté en Maison des Associations.
 
Le 23 juillet, après deux réunions et une concertation rapide, ces associations remettent un dossier technique à la Mairie, résultat de leurs réflexions.
 
Le 12 novembre, la Mairie rassemble ces mêmes associations et quelques résidants voisins pour le “1er Atelier sur le devenir du Marché des Douves”.
 
A l'issue de cette réunion et attendant les 3 ou 4 ateliers prévus puis le travail du programmiste et de l’architecte, les associations originelles décident de travailler ensemble pour avancer le projet. Au cours de l’hiver 2007-2008 de nombreuses réunions permettent de “se raconter” le projet, d'imaginer son mode de fonctionnement, son âme, ses pratiques, sa raison d'être et son statut. Les fondamentaux sont exprimés, la logique générale du projet émerge, les vœux se précisent.